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Avez-vous remarqué les noms des variables?

Ça commence toujours par une lettre, parfois des chiffres suivent, puis 3 lettres qui désignent la constellation.
Mais en même temps on se demande parfois quel est l'ordre, par qui et comment elles sont nommées...

L'Union astronomique internationale (I.A.U.) nomme un comité qui détermine les noms donnés aux étoiles variables.
Les affectations sont faites selon l'ordre dans lequel les étoiles variables ont été découvertes dans une constellation.
Si l'une des étoiles ayant déjà un nom en lettre grecque est trouvée variable, elle continue à être désignée par cette même lettre grecque.

Mais au début, on ne s'attendait vraiment pas à ce qu'il existe autant d'étoiles variables puisqu'on en connaissait très peu.
C'est l'astronome Friedrich Argelander (22 mars 1799 – 17 février 1875) qui a initié ce système de nomenclature.

On a donc commencé avec l'alphabet latin et la lettre 'R', aussi pour éviter toute confusion avec les types spectraux.
Donc la première étoile variable d'une constellation recevait la lettre 'R', puis un espace suivi de l'abréviation de 3 lettres qui désigne sa constellation.
Ensuite la deuxième recevait la lettre 'S' avec aussi les lettres désignant sa constellation et ainsi de suite jusqu'à 'Z'.
Noter aussi qu'on utilise souvent la lettre grecque qui classifie l'étoile selon sa luminescence (ex. : alpha, delta...).

N'ayant bientôt plus de lettres disponibles après 'Z', on recommença au début, mais avec deux lettres cette fois-ci, par exemple "RR", "RS"...
Toujours suivi de l'abréviation désignant sa constellation.

Nouvelle déception... On continuait encore à trouver des étoiles variables!
On recommença donc encore une fois avec les lettres de l'alphabet, mais à partir de "AA" (voir le tableau ci-dessous).

Une fois de plus, ayant encore bientôt épuisé ces lettres, on se résigna à donner la lettre "V" pour variable, puis autant de chiffres que la constellation peut contenir d'étoiles variables. 
Méthode beaucoup plus facile et... presque illimitée!

  

Donc, à l'heure actuelle, le système de désignation est le suivant :

  • Les étoiles nommées d'après l'alphabet grec (désignation de Bayer) conservent cette dénomination.
  • Les premières étoiles variables reçoivent la lettre R, puis S, et ainsi de suite jusqu'à Z.
  • Les étoiles suivantes reçoivent les lettres RR à RZ.
  • On continue avec SS jusqu'à SZ, TT jusqu'à TZ et ainsi de suite pour atteindre ZZ.
  • On utilise ensuite AA jusqu'à AZ, BB jusqu'à BZ et ainsi de suite jusqu'à QZ, en omettant toutes les paires de lettres comprenant la lettre J (qui n'existait pas dans l'ancien alphabet).
  • On abandonne l'alphabet latin après 334 combinaisons (334 = 25 × 26 / 2 + 9, le 9 venant des désignations R à Z du début et l'autre terme de toutes les paires de lettres (hormis J) classées par ordre alphabétique). Les étoiles suivantes sont nommées V335, V336, etc. Les notations Vnnn avec nnn entier inférieur à 335 sont également tolérées pour les 334 premières étoiles. Ainsi, V1 correspond à R, V9 à Z, V10 à AA... et V334 à QZ.

Exemple de désignations: Delta CepheiR Coronae BorealisYY GeminorumV348 Sagittarii.

 

Nomenclature des étoiles variables.

Outre les lettres grecques de la « désignation de Bayer », pour les variables, on a commencé comme suit, 
les lettres avant R étant déjà prises:

  R

  S

  T

  U

  V

  W

  X

  Y

  Z

    = Total 9

Ensuite en doublant la lettre, toujours à partir de R :

RR

RS

RT

RU

RV

RW

RX

RY

RZ

 

9

 

SS

ST

SU

SV

SW

SX

SY

SZ

 

8

 

 

TT

TU

TV

TW

TX

TY

TZ

 

7

 

 

 

UU

UV

UW

UX

UY

UZ

 

6

 

 

 

 

VV

VW

VX

VY

VZ

 

5

 

 

 

 

 

WW

WX

WY

WZ

 

4

 

 

 

 

 

 

XX

XY

XZ

 

3

 

 

 

 

 

 

 

YY

YZ

 

2

 

 

 

 

 

 

 

 

ZZ

 

1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

total

= 45

 

Cette série étant épuisée, on recommence à partir du début de l’alphabet, mais :

  •  en s’arrêtant à Q bien sûr (puisque R a déjà été utilisé) ;
  •  sans utiliser la lettre J.

AA

AB

AC

AI

pas de J

AK

AL

 

AZ

25

 

BB

BC

BI

 

BK

BL

 

BZ

24

 

 

CC

CI

 

CK

 

 

CZ

23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II

 

IK

 

 

 

IZ

17

pas de J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KK

 

 

 

KZ

16

 

 

 

 

 

 

 

 

QQ

QZ

10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

total

=280

 

Tout ceci permet de nommer 9 + 45 + 280 = 334 étoiles variables.

On peut remarquer que l’union des deux tableaux ci-dessus constitue un triangle complet, depuis AA jusqu’à ZZ, bâti sur un alphabet de 25 lettres (puisque le J en est exclus). Ce tableau complet contient donc 25 × 26 / 2 = 325 combinaisons différentes. On y rajoute les neufs lettres isolées du début, et on obtient donc 325 + 9 = 334 combinaisons.

Les 334 premières variables découvertes dans chaque constellation sont donc nommées selon ce procédé.

Ce n’est pas encore suffisant, les étoiles variables étant bien plus nombreuses. La méthode choisie pour la suite est la plus simple; elle consiste à utiliser la lettre V, pour variable, suivie du numéro de l’étoile. La première est donc V335, suivie de V336, V337… Cette suite est maintenant illimitée.

Actuellement, on a déjà dépassé dans le Sagittaire, V4000 ; dans Ophiucus, V2000 ; dans le Cygne, l’Aigle et Orion, V1000…

* Pourquoi la lettre J est toujours omise est un mystère perdu dans les annales poussiéreuses de l'histoire de l'astronomie. 

 

Référence:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Désignation_des_étoiles_variables
https://www.aavso.org/naming-variables

 JBD - 2018