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Programme de suivis des Supernovas

Ce programme fait suite à quelques saisons passées à travailler bénévolement à l'observatoire de l'Université Bishop's.
Avec le Dr Lorne Nelson, directeur du département et de l'observatoire et qui m'a donné beaucoup d'enseignement, nous avons travaillé fort pour développer le télescope afin de le faire performer dans plusieurs types de recherches, particulièrement dans la spectroscopie.

Dans la liste des projets de suivis à développer, celui des Supernovae a été étudié...
À peu près vers la même période, mon ami Claude Duplessis lançait l'idée de créer un programme identique pour stimuler les amateurs.
 
Comme j'aimais l'idée, je l'ai reprise et l'ai donc simplement adoptée et poursuivie à l'OMSJ.


Lors du Congrès de la FAAQ de 2017, j'ai expliqué ma méthode dans le cadre d'une brève conférence.
J'utilise souvent le logiciel C2A que j'aime beaucoup, mais les étapes peuvent se faire avec tout autre logiciel.

Le principe est simple:
- Établir une liste mensuelle de galaxies adaptée à mon matériel et standardiser ma méthode de prise de vues afin d'obtenir à peu près toujours des images comparables. 
- Monter une base de stockage sur ordinateur pour conserver des images types de mes galaxies.
- Reprendre les galaxies autant que possible et comparer (blink) avec les images précédentes pour y déceler des changements.

* On s'inscrit (si possible à l'avance) sur le site de "IAU Supernova Working Group" : https://wis-tns.weizmann.ac.il pour y détenir déjà un compte avant de commencer. Par le biais de ce compte, on peut aussi recevoir des nouvelles des dernières trouvailles. 

Voici donc les étapes:

Planifications à partir du logiciel C2A

À partir de C2A, dans « outils », puis « options » et finalement « Date », je trafique l’heure et la date du logiciel pour avoir le 15 du mois désiré, et ce, à 23h00.

 

Ensuite, dans le module de planification des observations, je sélectionne « Télescope » et « Planification d’Observation » :

- En haut, à gauche (Choix des objets), je sélectionne les galaxies.
- En haut, à droite ( Zone de recherche),  je sélectionne « Rechercher sur toute la voûte céleste.
- Magnitude Max de 16.
- Dans critère de position, à « Hauteur sur l’horizon » je choisis 40 degrés.
- Finalement je coche « Object sans magnitude », «  Prendre compte ».

 

Par la suite, c’est selon les critères de chacun, car le dernier critère sera la taille de l’objet.
Selon votre télescope, votre caméra… Bref, si l’on met une taille de 4’, et on clique sur le crochet rouge, vous aurez une sélection de 44 objets avec les critères déjà énoncés et selon votre position. À 2’, on monte à 243 objets.

Pour mon programme, j’ai choisi 3’ pour en obtenir 86, puis j’ai sélectionné les plus belles, car, après tout, il faut que ce soit aussi agréable. Une sélection comprenant un nombre approximatif de 20 et moins est réalisée pour le Québec. Encore plus si vous ajoutez d’autres programmes à faire au cours du même mois. Il n’y a qu’en avril où j’ai sélectionné une taille de 4’, car 3’ me donnait une sélection de 340 objets alors que le programme d’observation est limité à 300 environ.




Pour la sélection finale, il est plus facile de travailler dans le module de « programme d’observations ». Pour le transfert, il ne suffit qu’à tout sélectionner (CTRL-A) et cliquer sur le bouton de transfert, celui avec une petite horloge.

Pour ouvrir le programme, menu « Télescope à Programme d’observation ».
Et c’est là que l’on pourra travailler notre programme en classant les galaxies désirées, puis en enregistrant notre programme du mois quelque part, en sécurité, mais d’accès facile.

Pour les autres mois, la technique est la même : on ne change que le mois.

 

 

Prise de vues, traitements et classements

Dans l’observatoire de l’OMSJ, j’utilise 2 télescopes montés sur la EQ-6, soit un C9,25 et une lunette Orion ED-80 de 600mm.
Dans le standard des prisses de vues de ce suivi, le C9,25 est équipé d’un focuseur Moonlite, d’une roue à filtres ayant 5 ouvertures avec les filtres de narrowband et un filtre ‘V’ pour la photométrie. Finalement, une caméra STF-8300M sert aux images.
L’ensemble donne une précision de 25,9 X 19,6 acrmin sur un angle de .271 degré d’ouverture et 0,465 arcsec/pixels.

 

À la prise de vues, une image brute (Fit) de l’objet est prévue et est facilement accessible.
À la première image, on peut alors faire dans MaximDL, « Process -> Aling » et « View -> Animate » avec l'image prise précédemment afin de valider s’il y a eu des changements.

Le secret est dans la constance...

 

Pour la fin du traitement et le classement…
Le traitement consiste à la calibration de base avec les Dark et Bias qui sont pris à l’avance avant chaque nouvelle saison. Les images de flats sont prises par contre à la fin de chaque session à l’aide d’un panneau LED calibré à cet effet.

Les images sont vérifiées visuellement, puis calibrées et empilées (stackées) en même temps dans MaximDL.

 Comme traitement suivant, l’image obtenue passe par un étirement (stretch) puis par un filtre « Digital Development » et finalement, pour l’esthétique, « Wavelet Filter ».

Par la suite, les images seront classées sur un disque dur de grande capacité, d’abord dans un répertoire au nom de l’objet, puis par la date de prise de vues tout en laissant un JPG léger à la racine du répertoire pour faciliter les recherches et les futures comparaisons.

 

Dans le cas d'une trouvaille!

1- D'ABORD, ON SE CALME!!! ;0)

2- Si l'on peut, on valide avec un bon copain que l'on connait depuis longtemps.

3- On revérifie encore avec d'autres images provenant d'internet ou d'une autre source.

4- On fait alors une déclaration sur ce lien: https://wis-tns.weizmann.ac.il/reports
    en ouvrant une session avec notre compte préalablement ouvert.

*Selon Claude Duplessis, actuellement, aucun Québécois n'a encore découvert de supernova!

Alors bonne chance!